Karak Draka royaume des Nathrong

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 6ème concours: oeuvres de récit

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Thormin
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MessageSujet: 6ème concours: oeuvres de récit   Sam 1 Mar 2008 - 13:23

Voilà, postez ici vos oeuvres de récit, BG, etc. Je vous rappelle que vous devez indiquer quelles deux œuvres (peinture, décors ou récit) vous voulez présenter en principal.
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Thormin
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Ven 4 Avr 2008 - 20:35

Bon ben, je poste la première œuvre de ce concours!
Rien de bien grand, mais j'ai quand même eu du plaisir à l'écrire. C'est un récit de bataille contre les Orques et les Gobelins, avec ma forteresse Karak Norn et son Roi Thormin. N'hésitez pas à commenter!

Citation :
Karak Norn en guerre

***
Nous sommes en 2515, date du Calendrier Impérial.
La forteresse naine de Karak Norn, située au sud-ouest d’Athel Loren, le royaume des Elfes Sylvains, est attaquée par les hordes d’Orques et de Gobelins qui pullulent partout dans le Vieux Monde...
***


C’était le 4ème jour de siège. Le 4ème jour de résistance. Le Karak, attaqué depuis l’Ouest, tenait tant bien que mal face aux assauts répétés des Orques et de leurs funestes cousins. Ces derniers avaient même découvert les tunnels miniers, creusés en un labyrinthe sous la forteresse, et trouveraient tôt ou tard un moyen d’infiltrer le royaume des Nains. Mais pour l’heure, le Roi Thormin jugeait ce détail peu alarmant. Juché sur son trône, il étudiait minutieusement avec le Conseil la stratégie à adopter pour se libérer de cette menace. Non pas parce que leurs effectifs diminuaient, en cela ils avaient bien décidé et mené l'arme d'une main experte, mais le manque de bière commençait à se faire sentir, leur principal ingrédient se trouvant hors de la forteresse. Et des Nains sans bière sont des Nains morts, chacun le sais.

Au dehors de la salle, l’ambiance était plus animée: les balles d’arquebuses et les carreaux d’arbalètes fusaient dans tous les sens; les canons étaient remplis jusqu’à la gueule de projectiles divers telles des couteaux, des boulets et des ustensiles de cuisine, et projetaient tout leur contenu sur un nombre incalculable de Gobelins; les guerriers, aidés des Brise-fer, s’efforçaient de maintenir et repousser les charges visant à entrer dans le Karak. Mais les rangs des Peaux-Vertes ne semblaient pas diminuer, malgré toutes les attaques. Pour un Gobelin tué, trois autres prenaient sa place. Toute cette résistance était déjà éprouvante, mais les Nains savaient qu’elle n’était que peu de choses par rapport à la guerre qui se préparait.


Puis vint le 5ème jour de siège. La bière commençait cruellement à manquer. Cela compliquait beaucoup de choses, car les Nains, en général, ne supportent pas l’idée de s’abreuver d’autre chose que de la bière. Étrangement, les charges des Orques se faisaient moins fréquentes: cette tranquillité inquiétait Thormin au plus au point. Que pouvaient-ils bien manigancer?
Mais la forteresse n’était pas au repos pour autant: les Mineurs eurent fort à faire aux sous-sols, pour repousser les vils Gobelins de la Nuit quis’étaient introduits dans les tunnels. Même les Brise-fer durent intervenir, car les Gobelins de la Nuit spécialement haïssaient les Nains au plus haut point, ce qui rendait le combat encore plus grand. La journée se poursuivait ainsi, la fatigue de combattre se reflétant dans tous les yeux. Mais le pire était à venir...


C’est le 6ème jour que la sentence tomba: les vigiles indiquèrent qu’une immense armée d’Orques et de Gobelins s’avançait à l’horizon. Sûrement les renforts. La peur gagnait tous les cœurs, ainsi que l’amertume: le Karak comptait aujourd’hui ses deux cents morts. Bien que les Peaux-Vertes en comptassent le quintuple, leur horde ne semblait pas décroître. La résistance diminuait à vue d’œil, tous les Nains étaient fatigués. Thormin avait fait envoyer des messagers en Athel Loren, mais il doutait de la venue des Elfes Sylvains, avec lesquels les rapports n'étaient que trop vagues.

Refusant de laisser son Karak aux Orques, il ordonna le renforcement de la porte et des murs avec des rochers et des planches. Il calcula le moment où les renforts des Orques devaient avoir atteint la forteresse, et il en vint à la conclusion que leur dernière bataille se déroulerait sûrement demain, à l’aube. En attendant, le Throng affûterait ses haches pendant la nuit. Les Marteliers, jusque là gardés « en réserve », ajustèrent leurs armures et vérifiaient la solidité de leurs marteaux. Ils seraient demain les gardes du corps de Thormin, se rendant au combat également, en ayant préparé tout un attirail de guerre.
Les Marteliers sont des combattants hors pairs, mais même leur participation ne semblait pas redonner tout l’espoir. La tension était palpable. La résistance du Karak touchait à sa fin, l’ultime bataille approchait.


Puis ce fut l’aube du 7ème jour de siège. Une masse immense d’Orques et de Gobelins s’amassait autour de la forteresse, prête à en découdre. Ils étaient tous furieux, scandant leurs cris de guerre de leur horrible voie rauque. Les Nains ne semblaient avoir aucune chance de l’emporter, tellement ils étaient en sous nombre. Lentement, Thormin passa en revue ses troupes, les encourageant et leur redonnant courage, et finalement mis son casque sur la tête: il était décidé à tuer de l’Orque aujourd’hui, même si c’était la dernière chose qu’il devrait faire en ce sinistre bas-monde.
Un silence de mort régnait sur le champ de bataille improvisé, interrompu de temps en temps par des grognements des Peaux-Vertes.

Les Arquebusiers et Arbalétriers se mirent en position sur les remparts, et sur un signal de Skarfen, le chef des tireurs, firent feu. Les premiers Peaux-Vertes tombèrent.

Puis tout se passa très vite: les portes s’ouvrirent, et les premiers guerriers s’élancèrent au dehors, en hurlant de rage, suivis des Mineurs qui n’avaient plus de soucis aux sous-sols. Le Throng se vida de ses habitant en même temps que sa fureur.
Sur les remparts, les Arquebusiers firent de la place aux divers canons apprêtés spécialement en cas de telle bataille. Il y avait là des Canons à Flammes, des Canons Orgue ainsi qu’une dizaine de balistes. Deux catapultes avaient également trouvé place, et elles balançaient des rochers gravés de runes rancunières envers les immondes Orques.
Le champ de bataille fit bientôt place à un amoncellement de cadavres. Thormin n’attendit plus et sonna la charge: accompagné de ses Marteliers, juché sur son bouclier royal porté par deux robustes guerriers, il s’élança au dehors et souffla dans un puissant cor, qui eut le don de redonner du courage aux troupes. Tel une machine à broyer, il faucha les rangs des Gobelins avec une facilité déconcertante. Puis il sauta à terre, et les Marteliers formèrent un cercle faisant face à tous les cotés. Les Gobelins furent arrêtés par le mur de boucliers, et aussitôt mis en pièces par les habiles guerriers des montagnes. Mais ce n’était que des Gobelins.

Bientôt se montra un autre danger, beaucoup plus grand cette fois: un Seigneur Orque, nommé Grung par les siens. Cette apparition fit fuir les Gobelins, et l’immense créature arriva au niveau des boucliers. Quelques Marteliers succombèrent à ses coups de hache, et furent promptement détruits. Puis Thormin s’avança pour faire face à la créature, et ses guerriers comprirent: il était de son devoir d’affronter le général adverse, sans aide, quitte à y perdre la vie. Autour d’eux, les Gobelins arrêtèrent de se battre pour admirer leur chef en action. Le sort de la bataille reposait sans doute sur les épaules de ces généraux, car celui qui tomberait verrait tomber son armée entière.

Thormin leva son grand marteau et le fit s’abattre sur le bouclier de son ennemi. Le bouclier ne céda pas. Puis ce fut Grung qui frappa le torse de Thormin, d’une force prodigieuse. Grâce à son armure de Gromril et ses diverses runes gravées, Thormin ne ressentait que faiblement le coup. Le combat dura longtemps, les combattants étant tous les deux d’excellents guerriers.

Alentours, la fureur des Nains fut peu à peu repoussée par une masse énorme de Gobelins, qui venaient de partout. Les Brise-fer et les guerriers peinaient à tuer autour d’eux, car les Gobelins furent bientôt rejoins par des Orques, qui sont un autre type d’adversaire, plus résistant. Chaque coup porté était comme inutile, l’issue de la bataille semblait certaine. Quelques regards se tournèrent en direction de Thormin, en recherche d’un quelconque soutient. Mais ce qu’ils virent n’arrangea pas les choses.

Le combat s'éternisait. Les deux adversaires montraient des signes de faiblesse, mais ce fut Thormin qui tomba le premier à genoux. Les premières secondes, Grung ne remarqua pas pourquoi, puis tous, autant le général Orque que les Nains, virent un petit Gobelin se retirer du combat. Il avait lâchement donné un coup de dague dans le dos du Roi de Karak Norn. Les Marteliers encore présents hurlèrent de rage, et s'élancèrent à la poursuite de la petite vermine. Il est inutile de dire que le Gobelin ne vécut pas longtemps. Mais le mal était déjà fait: Thormin gisait à terre, non couché mais à genoux, devant le noir courroux de son adversaire.

Lentement, il ferma les yeux. Au moins il s’était vaillamment battu pour la liberté de Karak Norn, ainsi que ses guerriers. Il les entendait d’ailleurs, mais il savait qu’ils ne pourraient plus trouver la force de combattre sans leur général. Thormin maudit trois fois la race des Orques, et espéra que sa perte serait vengée.


Puis, contre toute attente, il entendit un bruit de sabots. Ce n’était pas des sabots de sangliers non, c’était des sabots de chevaux. Il entendit aussi un terrible cri, puis le bruit d’une chute. Doucement, il ouvrit les yeux: son adversaire gisait mort à terre, des lances plein le poitrail. Il se releva, et ce qu’il vit le rempli de bonheur: les Elfes Sylvains avaient répondu à son appel! Mais par quel miracle? Tant pis, ce que comptait, c’était qu’ils ne perdraient pas, finalement.

Il vit les archers cribler de flèches des Orques, et des lumières scintillantes fondre sur la masse des Gobelins. Il vit les fameux Cavaliers Sauvages de Kurnous faucher les rangs ennemis en hurlant, accompagnés par des Danseurs de Guerre furieux. La bataille était gagnée, les rescapés de la tuerie fuyant à travers les collines, en direction de la forêt où ils n'en ressortiraient jamais plus.


Quelques heures plus tard, Thormin escorta les généraux Elfes jusqu’à la sortie du Karak. L’ambiance était bon enfant.
-Vous êtes sûrs?
-Oui. Sauf votre respect, nous préférons notre vin Elfique. Nous devons partir maintenant.
En montant sur son cheval, le Noble Elfe Sylvain ordonna aux troupes de retourner en Athel Loren. Avant qu’il ne se lance au galop, Thormin voulut demander:
-Dites, pourquoi nous avez-vous aidé? Bien qu'elle fut la meilleure de celles que vous nous avez données par le passé, je ne comprends pas.
L’Elfe se retourna.
-Eh bien, votre forteresse nous offre une protection contre les invasions de l’ouest, il en va donc de notre propre intérêt.
Puis il ajouta, en chuchotant :
-Et puis, écraser des Orques n’est pas pour me déplaire! Aller, soyez sains et saufs, et puissiez vous vivre tranquillement.
Puis il disparut, emporté par son cheval, un rapide coursier Elfique.

Thormin se retourna vers les siens:
-Bon mes chers, je pense que nous devrions fêter cela de la meilleure façon possible!
Un cri de joie parcouru l’assistance, et tout le monde s’en alla préparer le festin, car quand un événement devait se fêter, les Nains savaient de quelle manière. Mais Thormin restait encore contrarié:
-Comment diable peut-on refuser un festin de bière ? Je ne comprendrai jamais ces Elfes... Puis après un haussement d'épaules, il loua les Dieux des Nains, et par la même occasion les généraux Elfes: la coopération entre les deux races était maintenant officielle, et Thormin s'en réjouit.

Puis il repartit, prenant le chemin qu'il connaissait si bien: celui de la taverne...

Fin

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grundi urgrimson
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Ven 2 Mai 2008 - 0:34

Histoire naines des Montagnes Noires.


Le texte qui suit, est la traduction d’un extrait de « l’histoire récente de la forteresse » issue des archives de la cité de Kazad-A-Drakk, réalisé par moi-même pour la partie naine et par mon confrère Markus Hersdorfen pour l’historique chaotique. Ce texte récent (selon les critères nains), conte comment, en l’an de grâce 2462 du calendrier Impérial, le roi Grundi Urgrimson et ses guerriers tirent tête à une horde de créatures du chaos menés par le seigneur du chaos Azkavel.
[/i[i]]
Extrait de l’avant propos du livre de Sigmund Dorth et Markus Hersdorfen
Histoires des Montagnes Noires.


*****


La journée s’annonçait plutôt belle au dessus des Montagnes Noires dans lesquelles la forteresse de Kazad-A-Drakk se dressait, un ciel azur dénué de tous nuage avait été visible.
Cela avait vite changé. Au fur et à mesure que le jour s’avançait le ciel s’obscurcirait, de lourds nuages noirs s’étaient massés amenant avec eux la pluie et l’orage. Pour le kazad la tempête n’était que le héraut annonçant l’arrivée de la véritable menace qui n’était pas faite de vents et d’éclairs mais de violence et de haine: Azkavel.

Grundi fils d’Urgrim se tenait à la tête de sa garde personnelle, de là, il pouvait d’ors et déjà apercevoir l’avant-garde ennemie atteignant l’entrée du plateau. Non lui derrière lui les derniers guerriers du kazad finissait de sortir des entrailles du fort. D’un signe de la main il ordonna la fermeture de la porte condamnant ses nains et lui-même à une mort certaine s’ils devaient connaître la défaite.
Tel en avait décidé le conseil, tel serait le destin des défenseurs de Kazad-A-Drakk.

A l’opposé de l’armée naine les forces du chaos menés par leur sombre seigneur se déversaient en masse. Ce dernier regardait au-delà de ses cohortes en direction de la montagne abritant en son sein son accès au pouvoir de l’immortalité. Aucuns de ces pathétiques créatures qu’étaient les nains ne l’empêcherais d’atteindre son but !

*****


Enfin je touche au but, pensa Azkavel, voici ma dernière épreuve.
L’espace d’un instant, des bribes de souvenirs lui revirent en mémoire. Des souvenirs retraçant depuis son enfance les étapes qui l’avait transformé en l’être qu’il était et celui qu’il deviendrait après cette journée.

Aussi loin que pouvait remonter la mémoire de l’enfant qu’il avait été jadis, Azkavel avait toujours entendu ces voix. En réalité ce n’était pas vraiment des voix mais plus des sensations ou des intuitions qui semblaient lui venir de l’extérieur, d’esprits autres que le sien. Il avait été marqué par les Dieux Sombres eux-mêmes. Pourtant celui-ci été simplement né de l’union de serfs bretonniens n’ayant jamais eu commerce avec les puissances obscures. Sa mère mourut lors de l’accouchement, son père éleva alors son fils à la dure comme il le put. A première vue l’enfant n’avait rien de particulier, mis à part un étrange comportement de temps à autre vite mis sur le compte de la disparition de sa mère.
Si quelqu’un avait prit la peine de s’intéresser à lui il aurait pu remarquer qu’au fil des années l’enfant, parfois, se mettait à parler d’une étrange façon faisant fuir les autres gamins et les animaux autours de lui. Néanmoins rien ne changeât vraiment en lui avant ses dix ans.
C’est là qu’il fit, de lui-même, ses premiers pas vers la damnation.
Ce jour là il accompagna son père et un petit groupe de bucherons dans une forêt proche ou ils devaient faire de l’abattage pour le seigneur local Bruce de Castillon. La journée touchait à sa fin lorsque une bande d’hommes-bêtes surgirent d’entre les arbres et se jetèrent sur les hommes. Ceux-ci tentèrent de résister mais en sous nombre et pris ainsi par surprise ils ne purent rien faire contre les rejetons du chaos. Il n’y eu aucun survivants hormis l’enfant qui fut étrangement épargné par les bêtes. Celles-ci, une fois leurs proies dépouillées et dépecées repartirent dans les bois. Le gamin suivit la trace des créatures, sa marche dura cinq jours durant lesquels il ne s’arrêta jamais, son corps n’ayant nul besoin d’eau ou de nourriture. Alors que le crépuscule tombait il s’arrêta enfin ayant touché au but. Sa route l’avait mené à l’orée d’une sinistre clairière dont le sol était jonché d’ossement, certains humains, d’autres semblaient animales d’autres encore un mélange des deux tous cela s’étendait autour d’une sinistre pierre gravé de runes maudites duquel pendait des corps à des stades de décompositions différent.
Autour de ce sinistre autel se trouvait les dépouilles des bucherons apportés par les hommes- bêtes. Mais il y avait également le gardien de la pierre.
Une énorme créature à tête de taureau se tenait face à lui, celui-ci avait été dérangé dans son repas et semblait enragé par cette intrusion sur son territoire. Il tourna son regard haineux vers sa victime et leva sa hache de ses énormes mains et marcha jusqu’à la hauteur d’Azkavel qui ne bougea pas d’un pouce.

«Tu vas finir dans ma panse petit être grogna le minotaure en langage sombre »
« Arrête toi maintenant ou je te tue répondit une sombre voix sortie de la bouche du jeune humain »

La créature sembla surprise une seconde puis lança une attaque qui ne pouvait être que fatale à l’enfant. Alors que le tranchant de la hache parcourrait les derniers centimètres Azkavel leva la main et stoppa net le coup puis d’un doigt il toucha le front du minotaure qui se retrouva propulsé contre la pierre des hardes le crâne brisé. Calmement l’enfant marcha jusqu’à son adversaire et le massacre commença. Lorsqu’il se réveilla le corps sur lequel il se tenait n’était plus qu’un amas tiède de chairs et d’os brisés n’ayant plus aucune ressemblance avec la créature de départ. Le jeune garçon ne sembla pas même ému par le carnage dont il était l’auteur. Il se releva tout couvert de sang et de viscères autour une harde de bêtes du chaos lui rendait hommage.
Sa route vers la damnation était désormais tracée.

*****


Son histoire semble se perdre dans les mythes et légendes bretonniens mais d’après nos recherches un homme menant aux combats des bêtes du chaos fit de nombreux massacres aux cours du 24 ème siècle, en Bretonnie, notamment sur les terres d’un certain nobliau du nom de De Castillon et aux alentours de la forêt de Châlon. On retrouve également des traces similaires près de 80 ans plus tard dans le nord de la Tilée puis quelques rares textes, très couteux au demeurant, issus des Principautés Frontalières dans le milieu des années 2400.



*****


Le seigneur de Kazad-A-Drakk regardait défiler devant lui la colonne de guerrier nains parés pour la guerre que dégorgeaient les uns à la suite des autres les portes de la forteresse. C’était pour lui la seconde occasion qui lui était donné de voir le throng rassemblé au grand complet, la première fois remontant à son accession au trône. Cette fois-ci été très différente : les nains qui s’alignés aujourd’hui devant lui pouvaient tous mourir aujourd’hui au cours de ce combat et, Grundi en était certain, une bonne partie d’entre eux reposerais aux côtés de leurs ancêtre demain quel que soit l’issue de la bataille.
Il avait été décidé par le conseil que l’armée serait déployée en deux lignes la premières composées des tireurs et de quelques régiments de guerriers gardé en réserve -de jeunes nains pour la plupart- la seconde était composé des soldats professionnels et des vétérans du throng. Bien sur certaines batteries et tireurs se trouvaient dans les postes de tirs creusés à même la montagne et protégeant l’entrée du kazad.
La venue d’une troupe de tueurs arrivés quelques jours plutôt avait donné un peu d’espoir aux nains mais devant la taille de l’armée du chaos laissé présager qu’ils allaient tous remplir leurs serments de mort en ce jour.
De l’autre côté l’armée chaotique comptais surtout de grandes hardes composées de dizaines de gors et d’ungors mais à leurs côtés marchaient également trolls et autres minotaures. La suite d’Azkavel était facilement visible car il était à la tête d’une unité d’humains en armure sombre accompagné de quelques cavaliers. La horde se déployé rapidement sous le commandement efficace de leur général. Celui-ci se trouvait au centre de ses troupes son objectif était évident : les portes.

*****


Azkavel monta sur un proche rocher et s’adressa à ses troupes assemblées à ses pieds et prêtes au combat.
« Ecoutez les paroles de votre seigneur fils élus du chaos, écoutez la volonté de vos sombres maîtres et les desseins qu’ils ont pour nous! fit il de sa voix d’outre-tombe. Aucun d’entre eux ne sera laissé en vie ! Par nos lames au nom des Dieux sombres nous les tuerons tous ! Ensemble combattons et massacrons-les tel du bétail car c’est la volonté du Chaos qu’en ce jour ils rencontrent leur fin, nous ne laisserons rien d’autres d’eux que cendres et poussières !
En ce jour je deviendrais l’égal des dieux et tous ceux qui ce seront battus recevront leur part de butin et de récompenses. Pour la Gloire du Chaos Chargez ! »

Un terrible rugissement monta des lignes chaotique alors que la horde se jetait en avant leurs gorges réclamant la mort leurs armes réclamant du sang.
Dès lors que l’armée ennemie fut à portée des machines de guerres du Kazad le bruit caractéristique des balistes lâchant leurs traits et le rugissement des canons se fit entendre au sein des rangs nains. Après quelques secondes le grondement de l’artillerie naine parvenait aux oreilles et autres orifices auditif da la horde chaotique suivit de près par les projectiles envoyés par celle-ci qui explosait pour certains aux milieux des rangs mutilants au mieux éparpillant des viscères au pire. Les traits, eux, perforés les rangs de soldats empalent sur une même longueur plusieurs guerriers.
Se fut ensuite au tour des tireurs nains de se joindre aux machines. Equipés d’arbalètes ou d’arquebuses ils commencèrent à lâcher carreaux et balles sur leurs cibles. Celles-ci étaient nombreuses à tomber sous le déluge de feu que leur envoyer les nains.
Néanmoins malgré les pertes qu’infligeaient les tirs soutenus des troupes de Kazad A Drakk la grande majorité des unités tenaient bon et gardaient leur position galvanisés par la présence de leur seigneur.


*****
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grundi urgrimson
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Ven 2 Mai 2008 - 0:36

Partie 2

*****


Pour Grundi et ses hommes cela allait être le moment de vérité, leur plan de bataille reposait sur cet instant ou les deux généraux s’affronteraient et le vainqueur de ce combat prendrait un ascendant décisif sur cette bataille. L’unité de marteliers menait par leur roi en personne s’était placé pour se retrouver face aux guerriers les plus puissants du seigneur du chaos. Ce dernier marchait à la tête de ses élus et n’avait pas hésité à lancer la charge dès lors que le régiment du roi nain s’était retrouvé face à lui.
Dans un hurlement de tonnerre leurs cors de guerre appelant au combat, les serviteurs des Dieux sombres mené par leur Champion s’élancèrent droit sur les nains, leurs voix réclamant leur tribut en vie naine. Face à cette horde furieuse et écumante, les gardes du kazad ne cillèrent même pas. Leur habitude du la guerre forgé au fil des siècles d’expérience du corps à corps. Ils se préparèrent sereinement à encaisser la charge, chacun des guerriers ayant recommandé son âme à ses ancêtres. Alors que les tous derniers mètres étaient franchit, les nains s’élancèrent eux aussi au contact. Leurs lourds marteaux de guerre prêts à broyer les armures et pulvériser les os de leurs ennemis.
Le choc entre les deux groupes fut brutal, assourdissant. Les armes percutant les armures ou les chairs adverses, en un instant plusieurs combattants se retrouvèrent au sol, mort ou agonisant ; un torse broyé par-ci, une jambe tranché par là, l’air se chargea du parfum cuivré du sang. L’onde de choc passé la sauvagerie des combats, lui allait crescendo, toujours plus d’adversaires s’affrontant, toujours plus d’adversaires mourants.

Dans cette tempête de coups pourtant, les deux seigneurs eux, ne semblait pas concernés par la folie meurtrière qui les entouraient. Chacun d’eux marchait presque nonchalamment en direction de l’autre, comme dans l’œil du cyclone. Ils stoppèrent leur marche à quelques trois pas l’un de l’autre.
Les deux belligérants se jaugèrent du regard durant un instant qui sembla se dérouler au ralenti. Azkavel inclina un peu la tâte sur le côté un léger rictus se dessinant sur sa bouche sans lèvres.
Le seigneur du chaos recula de quelques pas et leva son arme en une parodie de salut puis il parla :
« Ainsi donc tu seras la clef qui me fera accéder à mon destin déclama t’il d’une voix venu de l’immaterium. Il est étrange qu’un si petit être puisse m’accorder un si grand pouvoir. »
Grundi remarqua avec horreur que les mots vomi par le chaotique ne correspondait pas avec les mouvements de sa bouche.
Le jeune roi ne se laissa pas distraire pour autant et répliqua :
« La seule chose que je t’accorderais aujourd’hui sera un trépas rapide. Il ponctua sa phrase en crachant aux pieds de l’élu.
Celui-ci eu un raclement de gorge qui devait être un rire, puis il ajouta :
« Comment peut tu me menacer je suis Azkavel champion du chaos choisit par les sombres dieux eux-mêmes jamais un mortel n’a pu me tenir tête. J’ai été choisit par les 4 pour servir leurs desseins et personne ne peux s’opposer à la volonté du cha … »
Il ne termina pas sa réplique car Grundi lassé par ce discours s’était élancé hache à la main pour frapper de taille en direction des jambes de son ennemi. Celui-ci eu juste le temps de parer ce coup qui aurait pu les trancher les jambes.

Le combat avait été lancé.

Ces deux formidables guerriers s’échangèrent coups, parades, esquives, à une vitesse ahurissante. La plupart des attaques de ce premier échange ne trouvèrent que le vide et les combattants s’écartèrent de quelques pas et se tournèrent autours avant de se relancer dans leur danse de mort.

La lame du seigneur du chaos parvint enfin à trouver une faille et sa pointe perfora le brassard gauche de Grundi faisant ruisseler le sang le long de son bras.
La riposte du nain ne se fit pas attendre. Les runes gravées sur la lame de son arme étincelant plus que jamais auparavant. Les coups que portait Grundi furent parés pour la majorité d’entre eux, mais lorsque les autres faisaient mouche s’était pour mutiler son adversaire ; heureusement pour lui sa lourde armure et ses dons le protégeait de la plus grande partie des assauts furieux du nain.
Maintenant Azkavel perdait du sang par de multiples blessures, la lourde hache ayant réussie à plusieurs reprises à perforer son armure.
Ce combat se révélé bien plus difficile que ce à quoi il s’attendait. En temps normal il aurait sans problème écrasé ce vermisseau car les quatre lui avait octroyé de nombreux dons au point d’en faire un demi-dieu mais le nain avait pour lui des artefacts runiques lui conférant force et résistance ces atouts mettaient sur un pied d’égalité des duellistes.
Après un nouvel échange de coups sanglants chacun d’eux portaient les traces de l’échange passé, Azkavel saignait abondamment par une plaie au côté-là ou son armure avait cédé sous un coup de hache qui l’avait perforé. Grundi, lui, avait reçu un violent coup de bouclier en pleine face il souffrait d’une multitude de coupures au visage et son nez devait certainement être brisé pour perdre autant de sang.
Ils se jaugèrent à nouveau, durant quelques secondes, le temps de reprendre un souffle. Puis de nouveau le chaotique se lança à corps perdu dans le duel, la pointe de sa lame dentée pointée en direction du cœur du seigneur nain. Celui-ci para facilement le coup à l’aide de sa hache mais c’est justement ce qu’escompté Azkavel qui utilisa son bouclier pour repousser la hache et ainsi se libérer un espace dans la garde du nain. Il plongea en avant comme une lance de cavalerie portant tous son poids dans l’attaque. Et sa lame traversa le pectoral de l’armure de gromril empalant le nain. La bague que portait Grundi –un héritage ancestral- brilla brièvement. Les deux guerriers tombèrent au sol profitant de la chute de son adversaire Grundi plaça sa hache sous le cou du chaotique, la force de l’impact suffit à faire pénétrer la lame de plusieurs centimètres dans la chair tendre provoquant une effusion de sang et la mort du chaotique. Après quelques secondes des mains naines virent soulever le corps de leur souverains des pleurs se faisaient entendre.
« Le roi est il mort ? »
Urgrimson eut un faible sourire sa chance ne l’avait pas abandonné.
« Je ne suis pas encore mort Brok, lança le roi à son marteliers, j’ai la chance que mes ancêtres et leurs objets veillent sur moi, dit il en regardant la rune de fortune qui ornait sa chevalière »

*****


D’après l’histoire les forces du chaos continuèrent à combattre vaillamment avant de finalement abandonner le combat lorsque la rumeur de la mort de leur invincible chef fit le tour de la horde. Les fuyards furent pourchassés durant de longues semaines après ce combat. Les pertes naines se firent gravement ressentir durant les années qui suivirent mais le courage et la détermination du roi et de ses guerriers durant cette bataille lui fit remporter le respect et l'admiration de ses sujets et même des seigneurs d'autres forteresses.


NB:Je choisi pour le concours le récit et le décor.
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Don Barikson
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Ven 2 Mai 2008 - 8:43

Et la participation section récit: un texte déja posté, mais juste la première partie.
la suite est en cours d'écriture, mais je pense pas avoir le temps avec mes révisions...
en espérant que ça suffira

Citation :
La caverne résonnait des échos du combat désespéré qui avait lieu en son sein. À l'entrée d'une galerie, deux cents nain, épaule contre épaule, bouclier contre bouclier, tenaient bon face aux innombrables hordes d'orques et de gobelins. Leur discipline était ahurissante, ils ne reculaient pas d'un pouce, abrités derrière de grands boucliers, et se contentaient de fracasser un gobelin, si cela ne mettait pas leur formation en péril. Un ordre retentit dans les lignes naines et le premier rang se replia à l'arrière, tandis que le second rang prenait sa place.... puis ils eu un autre ordre, crié par une voix caverneuse et autoritaire. Toute la formation naine de mit à avancer implacablement, malgrès la poussée inverse des peaux-verts. Ceux-ci étaient mits à terre et impitoyablement fracassés à coups de marteaux. Les peaux vertes furent mis en déroute, jusqu'à ce qu'un Orque particulièrement massif ne sorte des rangs et ne distribue quelques baffes aux fuyards, rétablissant l'ordre. L'orque avait ensuite chargé les nain, en mettant plusieurs à terre, avant que le chef nain ne s'interpose. Les deux généraux tournèrent un moment l'un autour de l'autre... l'orque faisait facilement trois têtes de plus que le nain et l'attaqua de face, son grand marteau s'abattant sans relâche, tandis que le nain parait ou esquivait. Soudain, le nain trébucha et tomba, l'Orque, sentant sa victoire assurée, il s'avança et se prépara à donner le coup de grâce... un peu trop près... un coup du marteau runique du nain lui broya un genou. L'orque tomba à son tour, et le nain ne perdit pas de temps à savourer sa victoire et lui pulvérisa proprement de crâne et leva son arme en signe de victoire. À sa vue, les lignes naines s'emplirent d'une force nouvelles et massacrèrent les derniers gobelins.
La bataille était gagnée. Le chef nain s'approcha du cadavre de son homologue vert et pris le marteau de ses mains raides, avant de détacher sa cape et de l'envelloper avec respect. Un autre nain s'approcha de lui et enleva son casque, revelant deux yeux pétillants.


“ Vous commencez à vous faire vieux, Tharek, vous ne tenez même plus debout... je veux bien vous décharger de ce précieux marteau

Tharek Torkaddon, commandeur de cette expédition tourna la tête et fixa celui qui venait de parler.

- Vous êtes trop jeune, Frakii,vous êtes sûr que vous arriverez à le porter? Où alors avez vous prévu un chariot à vapeur? et si vous parlez de cette magnifique feinte, elle était totalement voulue, et d'ailleurs, Il n'a rien vu venir

- Je pense pouvoir y arriver, si un vieux comme vous y arrive... mais j'ai pitié, je vous laisse une canne en échange...

Tharek s'inclina exagérément et déclina l'offre. Puis il s'avança vers son ami et lui pris les poignets, comme le font les guerriers

- Vous n'avez pas beaucoup de moins que moi, ça sera votre tour un jour, ria Tharek en donnant une tape sur la nuque blindée de son second. Frakii Fenirson était plus jeune d'environ vingt ans. Il avait un visage presque enfantin, si on excluait ses cicatrices.

- Bah, c'est avant tout une question d'age, vénérable commandant... j'aurai du être promu depuis longtemps si les compétences étaient prises en compte...

- Dans ce cas, je dirait que tu est mal barré, petit frère, dit une troisième voix froide

Celui qui avait parlé s'avança, son casque de combat sous le bras. Il était vieux, comme en témoignait sa longue barbe blanche. Thorbin Fenirson était l'un des plus vieux des maitres des runes de la forteresse, mais cela n'avait pas entamé ses talents de guerrier. Son sceptre runique avait anéanti plus de vingt orques aujourd'hui. Il était aussi l'ainé de Frakii

- ça va, ça va... n'en rajoute pas se défendit celui-ci. Tiens, tu pourrais pas servir à quelque chose et regarder ce que notre vénérable commandant à trouvé, qu'on puisse se tirer d'ici...”

Thorbin marmonna quelque chose à propos de jeunes écervelés insolents et regarda le marteau qu'avait brandit l'Orque. Par Grimnir!! le Rikkazerik!! le légendaire Marteau Briseur de Dieux!!
Comment avait-il bien pu arriver là?! Thorbin fixa longuement le marteau avec une révérence presque divine. Puis il l'enveloppa dans la cape de son seigneur avec milles précautions. Les nains déplorèrent la mort de trois des leurs, et trente d'entre eux étaient blessés, la majeur partie à cause du chef orque. Ils partirent une heure après.
La colonne naine progressait rapidement au pas de course. Ils étaient environ deux-cents nains et constituaient les KazeRink, l'élite de la forteresse de Karek Zuril. Chacun était revêtu d'une solide et épaisse armure de plate d'acier noire et portait un casque façonné à l'image d'un visage barbu et menaçant. Ils portaient également un large bouclier noir, frappé du Loup de Fer, une emblème qui à elle seule semait la terreur chez leurs ennemis. Ils couraient sans s'arrêter depuis maintenant deux heures, bouclier à la main et marteau sur l'épaule. Ils sortirent des montagnes et se dirigèrent vers la vallée. Au milieu de celle-ci se dressait un petit village, dans lequel ils avaient fait halte à l'aller.
Soudain, Thorbin cria et la colonne s'arrêta comme un seul homme, se mettant en position défensive.
La maitre des runes était pâle, et il y avait une lueur étrange dans ses yeux, la peur.
Devant eux, le village s'embrasa d'un feu multicolore.
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Vulkan Drake
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Sam 3 Mai 2008 - 6:53

Suite de Karak Thorn part en guerre, troisième chapitre :
Au lieu de commencer une nouvelle histoire, je me suis dit qu'il serai peut être mieux de continuer l'ancienne. A vos commentaires mes seigneurs.

Citation :
La sonnerie du Gjallerhorn résonna longuement sur le champ de bataille et dans l’esprit de Vulkan. La seule fois ou ce cor runique fit entendre sa plainte fut lors de l’attaque du titanesque dragon Akantor, il y a de ca près de cent quatre vingt ans. Quel méfait avait donc bien pu commettre ces barbares pour faire sonner le cor sacré ?
-Par les roubignolles de Thorn (nouvelle tape sur le heaume de la part de Vorstark), à moi la Légion Noire, montrons leur ce qu’on appel se battre chez nous ! Renvoyons ces créatures infâmes dans les ténèbres de Hel !
Sur ces mots, le seigneur nain sorti une corne de Mikleif, avant de souffler longuement à l’intérieur. Une note claire s’éleva dans les airs, effaçant la note marquante du Gjallerhorn dans l’esprits des nains présents sur le champ de bataille.
Galvanisés par le cor runique, les fils de Thorn réorganisèrent leur rangs, brandirent leur boucliers noirs et avancèrent, aussi implacable qu’une chute de pierres. Les nains repoussèrent les guerriers chaotiques, du moins pour le moment, laissant les derniers nains se mettre en place pour continuer leur avance.
Plus loin au nord, les hordes chaotiques luttaient âprement contre les hommes de Sven le Rouge, allié de Karak Thorn, qui sans avoir le talent martial et la discipline des nains, bénéficiaient d’une rage de vaincre propre aux guerriers du nord. Les forces de Shu Ren mirent un temps considérable à se coordonner pour lutter contre cet assaut inattendu.

Vulkan et Vorstark unirent leurs forces et menèrent la charge naine, jusqu’à ce que le vénérable Vorstark s’adressa à son camarade :
Et que fais tu du Gjallerhorn ? Nous ne pouvons pas laisser le seigneur Thorlief Goldmen…
Vulkan n’eu pas le temps de répondre que la vague ennemie percuta les lignes naines avec une violence inouïe, les démons venaient de rentrer dans la partie.
De nombreux braves furent écorchés instantanément lorsque des griffes immatérielles les touchèrent, leurs hurlements de douleurs furent gravés dans l’esprit de leurs compagnons encore en vie. Des contingents de lourds chevaliers noirs piétinèrent les fiers membres de la Légion Wyvern, ce qui ne manqua pas d’attiser la colère du vénérable Goff Œil de Faucon, lequel répondit d’une salve d’insultes bien senties et de tirs d’arquebuses tout aussi implacable.
Ses jurons se firent entendre par dessus le tumulte de la bataille, et étrangement ils ne firent que pousser les nains à riposter de plus belle.

De son coté Grishkar luttait contre son adversaire depuis maintenant de longues minutes, le champion de Khorne semblait infatigable, ses assauts faisant reculer implacablement le champion berserker. D’une botte bien placée, le champion chaotique désarma le nain et leva ses haches jumelles pour donner le coup de grâce, quand soudain il s’immobilisa. lentement il lâcha ses armes avant de tomber à genoux, une longues lances de fer en travers du poitrail. Dans un dernier râle de douleur, le champion tendit une main en direction de sa hache runique mais rendit l’âme avant de pouvoir faire quoi que ce soit.
L’esprit embrumé par la rage et la douleur, Grishkar mit un certain temps à comprendre la situation, devant lui se tenait un autre humain de grande taille, et fort musclé portant une cape en peau de loup taché de sang sur ses larges épaules, à son cou pendait un pendentif de gromril noir en forme de marteau. Ce ne fut que lorsque l’humain lui tendit la main que le berserker reconnut son sauveur : Sven le Rouge, chef des tribus nordiques ayant prêtées serment à Karak Thorn.

- C’était mon adversaire ! Rugit d’indignation le nain.
- S’il n’y a que ca, je peux bien vous en retrouver un tout neuf, c’est pas ce qui manque dans le coin.
-Je veux ! Et un vrai tout beau tout propre, pour la peine.

Les deux alliés se mirent à rire avant de reprendre la bataille où il l’avait laissé, luttant contre une horde infinie de guerriers avides de sang.
La situation s’améliorait un peu pour l’armée naine, leurs fidèles alliés humains étaient parvenue à faire jonction, forçant les hordes de Shu Ren à reculer, ces dernières ne parvenaient pas à coordonner leurs efforts pour lutter efficacement, ses membres mortels commençaient même à fuir le champ de batailles, sous les quolibets de leurs compagnons plus courageux.

De son coté, Vulkan démembrait un démon d’un revers de hache runique, quand tout à coup quelque chose s’écrasa sur les épaules du nain, juste avant de s’agripper fortement à l’armure de Mikleif. Vulkan tenta de se défaire de cet opportun, quand il leva la tête il tomba nez à nez avec un visage grimaçant surmonté de cornes écarlate : un démon ailé. Toujours en prise avec le démon, Vulkan risqua un regard vers le sol pour remarquer que ce dernier était inhabituellement loin, Vulkan se trouvait purement et simplement emporté dans les airs par un démon peu enclin à communiquer à l’amiable…
Et qui plus est, le démon l’emportait en direction de la forteresse, sans doute pour lâcher le fier nain du haut des remparts…

-Par les bijoux de famille du grand Thorn, tu me lâcher sale bête ?
Ce à quoi le démon répondit par un violent coup de griffes sur le visage buriné de Vulkan, ce qui lui arracha un grognement de douleur.
- C’est trop tard pour qu’on devienne ami ? Bon au moins tu pourrais voler un peu plus bas, je sens que je vais vomir…
Le démon arriva au niveau des remparts et comme on pouvais s’y attendre commença à prendre de l’altitude. Vulkan, ne sachant par trop quoi faire, attrapa à la volée une aile du démon, ce qui eu pour effet immédiat de les entraîner tout deux vers le sol, et à grande vitesse…
Les deux combattants tombèrent sur le mur nord de la forteresse, le nain parvint in extremis à se saisir d’une bannière ornant les meurtrières, laquelle se déchira en supportant le poids du nain en armure complète ralentissant par là même sa chute. Après ce qui parut une éternité, Vulkan tomba le séant le premier sur les dalles glacées du haut des remparts. Le démon quant à lui eu moins de chance et finit empalé sur le pieu qui tenait la dite bannière.

-Bon sang, ca risque d’être difficile de rejoindre la mêlée à présent…
Derrière lui s’élevaient le bruit caractéristique d’un duel à l’arme blanche… et au vu des coup de tonnerre audible à chaque riposte, le seigneur Thorlief était l’un d’entre eux…
-Que je sois transformé en elfe s’il arrive quelque chose de fâcheux à mon roi avant que j’arrive…

Vulkan parcoura aussi rapidement que lui permettait son armure, les couloirs d’obsidiennes, jonchés de statues damasquinées d’or et de joyaux en direction du combat, puis il finit enfin par tomber sur la source des bruits…
Le spectacle qui s’offrait à lui était totalement surréaliste, le seigneur Thorlief Goldmen, armé de Mjolkar livrait un duel homérique contre le titanesque Shu Ren, lequel maniait deux longues épées noires barbelées, dont chaque attaque laissait derrière elle une traînée spectrale cramoisie, par opposition aux éclairs d’un bleu glacial que libérait Mjolkar à chaque impact.
La salle du trône où se livrait le combat, était en ruine, les deux belligérant ne faisant pas dans la dentelle, les statues brisées reposaient au sol, le trône de mikleif fendue en deux dominait le duel, au sol reposait les corps meurtris de la Garde Dragon resté sur place pour protéger leur seigneur...
Thorlief faisait peur à voir, son armure runique était percée de part en part, du sang coulait de ses multiples blessures, son œil gauche laissait place à une cavité sanguinolente. Chaque attaque du Prince Démon forçait le seigneur nain à reculer, ses forces l’abandonnait, et cela Shu Ren l’avait bien comprit : d’un magistrale revers, il percuta son opposant avec le pommeau de son épée au niveau du menton. Thorlief crachat un long filet de sang, et fut projeté contre le trône en ruine, le souverain gisait inconscient sur le sol glacé.

-Misérable insecte, mille ans durant, j’ai préparé ce moment dans la chambre sans porte, mille ans à imaginer les souffrances que j’infligerai au descendant de Thorn…
Le Prince Démon s’avança lentement vers le corps inanimé du souverain, levant son épée pour donner le coup de grâce…
-Tu me déçoit fortement petit mortel, tu n’est pas digne de porter ce titre, mais à présent, cela n’a plus d’importance…AAArrrrggghhhh
Shu Ren ressenti une sensation qu’il n’avait pas connu depuis des siècles, la douleur…
Rugissant son juron favori, Vulkan se jeta en avant et planta sa hache dans le flanc de la créature démoniaque, laquelle fut fortement surprise par la présence de ce nouveau protagoniste.

-Touches encore à un seul de ses cheveux et tu va regretter le jour où tu es né… ou mort enfin bref, t’as compris ?
Vulkan se mit en posture de garde, prêt à encaisser la riposte de Shu Ren, ce dernier embrasant ses lames jumelles, et regardant d’un œil mauvais (du moins encore plus mauvais que d’habitude) le nain en armure noire qui lui faisait place.
Poussant un rugissement assourdissant le démon frappa de ses deux lames son adversaire, qui n’eu pas même le temps de voir le démon se mouvoir, qui fut projeté contre une statue massive, laquelle ne broncha pas, contrairement au nain qui sentait tous ses os se briser sous l’impact.
Quelle puissance, quelle vitesse, comment diable le roi parvenait-il à lutter contre ce monstre ?
Dans un ultime geste de défi, Vulkan relava la tête vers Shu Ren et cracha un juron bien senti accompagné un crachat tout aussi impressionnant… quand soudain un éclat bleuté derrière le démon attira le regard du nain. Un sourire se dessina sur le visage balafré de Vulkan :

-Mes amitiés à ton patron, fils de chien !

Rassemblant ses dernières forces, Thorlief Goldmen bondit sur le démon, déchaîna les pouvoirs runiques de son marteau et l’abattit dans un roulement de tonnerre démentiel sur le démon lui tournant le dos…
Une lumière aveuglante illumina la salle du trône, les fondations même de la forteresse tremblèrent, et le démon poussa un rugissement de colère avant de disparaître dans une explosion magistrale faisant sombrer les deux guerriers nains dans les ténèbres de l’inconscience…

La mort, ou du moins le bannissement de Shu Ren eu des répercutions immédiates sur la concentration des sorciers chaotiques : sonnés par le contrecoup ils perdirent leur concentration et les sortilèges permettant aux démons de parcourir notre dimension s’étiolèrent, en même temps que les entités démoniaques. L’armée chaotique venait de perdre en un instant ses principales troupes de choc.
Rapidement la bataille tourna court, ragaillardis par la disparition des démons les nains et les hommes de Sven le rouge redoublèrent d’effort et dispersèrent les troupes chaotiques déjà malmené par les troupes de Grishkar et de Brunhilde, la fille de Thorlief.
La suite ne fut qu’une série de carnage et règlements de comptes plutôt sanglants.

Le premier à mettre les pieds dans la salle du trône, fut Vorstark horrifié par le spectacle qui s’offrait à lui…

Quand il ouvrit les yeux, la première chose que vit Vulkan fut le sourire bienveillant de Brunhilde, restée à son chevet. Lentement et douloureusement Vulkan se redressa, s’étira difficilement et accepta une corne d’hydromel, le meilleur remède pour calmer une douleur (selon lui). Puis se tournant vers la porte de la chambre, il aperçu Vorstark et Thorlief qui le regardait chacun avec un sourire peu dissimulé.

-Mon seigneur, quel joie de vous voir sur pieds !
Et par le plus grand des hasards, quelqu’un pourrait-il me dire ce qu’il s’est passé ? J’ai comme qui dirait raté un épisode…

Ce à quoi Thorlief répondit :
-Dépêches toi de t’habiller, on te racontera tout durant le banquet, on est déjà en retard.
-Un banquet, par les roubi… attendez moi j’arrive, commencez pas sans moi !



A une dimension de là :
Des flammes infernales le cernaient, chaque mouvement lui était impossible sans tomber dans le tourbillon démoniaque. Dans sa prison magique, Shu Ren tentait futilement de se libérer de ses entraves. Le temps passant différemment dans les royaumes du chaos, il lui paraissait une éternité qu’il était piégé en ce lieu.
Un être en apparence humaine s’avança vers les barreaux de la cage magique, un sombre sourire se dessinait sur un visage moqueur.

-Libères moi immédiatement ! de quel droit oses-tu me retenir dans ce lieu maudit ?
-Tu as échoué Shu Ren, mille ans à préparer cette assaut et tu échoues misérablement ?
-Mais tu m’avais juré que je vaincrai, je devais gagner !
-Non non non petit démon, je t’ai dis que tu aurai Karak Thorn sous tes pieds, regarde bien le sol sous tes pieds…
Par magie le tourbillon laissa place à une vue de la forteresse naine, vue du ciel.
-Tu trouve cela amusant ? Moi oui.
Shu Ren bouillonnait littéralement de rage.
-J’ai dépensé beaucoup de puissance pour que tu puisses lever cette armée, et toi ? Tu échoues comme un débutant. Par ta faute je vais devoir m’en occuper personnellement, et tu sais que j’ai horreur de cela…
Amuses toi bien ici, tu vas devoir t’y habituer.

-Noooooonnnnn libères moi, soit maudit, soit maudit Laufeyson !!!!
L’étrange individu se retira dans un rire machiavélique, laissant le démon sombrer dans la démence, seul, irrémédiablement seul…
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Don Barikson
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MessageSujet: Re: 6ème concours: oeuvres de récit   Sam 3 Mai 2008 - 8:39

❤ , comme d'habitude grenn
j'ai pas trop bien comprit comment le prince démon a pu entrer dans la salle du trône... ça veut dire que le roi était resté dans la forteresse?
Sinon, j'ai bien aimé toutes les répliques un peu piquantes de la part des nains, les chaotiques sont pas trop inspirés au niveau humour, sauf le super-boss inconnu...
C'est un autre prince?
en tout cas, ça vaut une autre suite...

Allez, au boulot, et bravo !!
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6ème concours: oeuvres de récit
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